Covid-19 : pourquoi les enseignants du primaire et du secondaire sont appelés à la grève le 13 janvier

Écrit par sur 10 janvier 2022

Ils exigent une « école sécurisée sous Omicron ». Sept syndicats d’enseignants ont lancé un appel à la grève nationale, jeudi 13 janvier, dans les écoles, les collèges et les lycées. Selon eux, la politique menée par l’Education nationale face au Covid-19 provoque une désorganisation massive du système scolaire.

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« Exaspérées », les organisations syndicales demandent au ministre Jean-Michel Blanquer d’entendre leurs multiples revendications, qui vont de la refonte et la clarification du protocole sanitaire à la sécurisation des établissements en passant par le recrutement de personnels cet hiver. Franceinfo revient sur les raisons de ce mouvement, après une rentrée scolaire perturbée par la progression du virus.

Pour revoir le protocole sanitaire

C’est le motif le plus récent avancé par les syndicats pour appeler à la grève. En pleine flambée épidémique, le protocole sanitaire dans les écoles a été allégé jeudi 6 janvier, ce que dénoncent les organisations. Désormais, après la détection d’un cas positif chez un enfant, si un nouveau cas apparaît dans la même classe dans un délai inférieur à sept jours, les élèves n’auront pas à recommencer le parcours de dépistage de trois tests, comme c’était le cas jusqu’ici.

Jusqu’à présent, les élèves du primaire devaient réaliser un test PCR ou antigénique à chaque nouveau cas positif déclaré dans la classe, puis réaliser un autotest deux jours et quatre jours plus tard pour pouvoir continuer à suivre les cours en présentiel. Idem pour les élèves du secondaire âgés de 12 ans et plus justifiant d’une vaccination complète. Les non-vaccinés, eux, doivent rester isolés pendant sept jours.

Ce nouveau protocole est « ingérable », a alerté Anabel Roy,  secrétaire départementale du syndicat d’enseignants SE-Unsa de la Haute-Vienne, sur franceinfo. « Dans la pratique, suivre le fait que les enfants soient testés tous les deux jours est déjà très difficile », explique la syndicaliste. « Nous n’avons aucun outil de gestion interne aux écoles pour savoir qui a été testé et quand. » Dans ce contexte, « la tension est extrêmement forte sur le terrain », a mis en garde Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat enseignant SE-Unsa, toujours sur franceinfo.


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