Masques FFP2 : face au variant Omicron, le masque chirurgical est moins efficace, selon le président du syndicat des fabricants français de masques

Écrit par sur 8 janvier 2022

A l’instar de syndicats enseignants réclamant des masques FFP2 pour les enseignants, Christian Curel plaide lui aussi pour la vente de ces masques très protecteurs, plutôt que des chirurgicaux, face au nouveau variant.

Face au variant Omicron, un masque chirurgical est moins efficace, assure samedi 8 janvier sur franceinfo Christian Curel, le président du syndicat des fabricants français de masques, qui recommande plutôt le masque FFP2. L’Italie et l’Autriche l’ont rendu obligatoire dans certaines situations, le gouvernement français dit attendre l’avis du Haut Conseil de santé publique.

franceinfo : Comment est-ce qu’on fabrique ces masques FFP2 et pourquoi sont-ils plus protecteurs ?

Ces masques là ont plusieurs couches. Le masque chirurgical, quand vous le portez, ne protège que les gens qui sont en face de vous. Le masque FFP2 vous protège également vous. C’est son utilité face à un variant comme Omicron, parce qu’un masque chirurgical est quasiment inefficace pour Omicron. Vous avez une étude parue aux Etats-Unis [du PNAS, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, le 7 décembre 2021] qui dit qu’avec des masques chirurgicaux, vous avez 30% de chances de l’attraper, et 0,4% avec un FFP2 dans la même situation [NDLR : dans le cas où deux personnes portent un masque et où la personne infectée est en train de parler. Dans le cas des masques chirurgicaux, l’étude précise que le risque de contamination reste en-dessous de 30% et non pas qu’il est de 30%]. Depuis le début de l’épidémie, les gens à risque devraient avoir des FFP2.

La demande bondit en France en ce moment. A quel point ?

C’est un peu irrationnel. Depuis Noël, il y a effectivement beaucoup de demandes. Je pense que les gens sont assez inquiets, et donc ils font des stocks pour éviter de se retrouver à court de FFP2, même s’il y a peu de risques qu’il y ait des ruptures de stock.

Imaginons que le Conseil de santé publique le recommande pour davantage de situations qu’aujourd’hui. Vous pourriez assurer l’offre face à une augmentation de la demande ?

Tout à fait. D’abord, il y a pas mal de stocks chez nos fabricants aujourd’hui. Il y a aussi des capacités de production importantes.


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