Pas de faux suspense : Emmanuel Macron le dit lui-même dans son interview au « Parisien » de mercredi : il a « très envie » de se représenter. Et selon son entourage, la campagne pour sa réélection prendra la forme d’une « blitzkrieg ».

Écrit par sur 7 janvier 2022

« S’il se déclare début février, il restera neuf semaines », ce n’est rien, confirme un ministre de premier plan. Emmanuel Macron veut même tenir encore davantage : au moins 15 jours de plus. Et « il tiendra », assure un proche. Les restrictions sanitaires pour faire face à la vague Omicron sont de toute façon en place au moins jusqu’au 24 janvier, souligne l’entourage du président. Impossible de bouger avant.

D’ici mi-février, le président de la République, toujours pas officiellement candidat, ne lâchera pas pour autant son bâton de pèlerin. Il doit faire en moyenne deux déplacements par semaine en région. Ensuite, ce sera une « blitzkrieg », annonce un membre du bureau exécutif de la République en Marche.

Au siège du parti, on prépare le terrain : dans dix jours, les « Jeunes avec Macron » présenteront une série de propositions pour alimenter le programme. Leurs aînés, eux, vont bientôt commencer à éplucher les 25 000 contributions recueillies dans le cadre de la « Grande Marche » version 2022 : ces trois derniers mois, les militants sont retournés frapper aux portes pour identifier les préoccupations des Français. Une matière à mouliner pour faire émerger des axes de campagne qui collent aux attentes des électeurs , comme en 2017.

Pas de déclaration solennelle

Sur la forme que pourrait prendre la déclaration de candidature du chef de l’État, il y a des indices. Depuis la rentrée, la stratégie a été d’installer l’évidence. Et cela va continuer. Autour de lui, on exclut donc une déclaration très formalisée ou solennelle. « Les Français ont déjà compris que son intention et son but c’est d’être candidat », valide un proche.

L’entrée en campagne, et la campagne elle-même, se feront sous le signe de la proximité. « C’est quand il est au contact des gens, comme pendant les réunions du Grand débat national qu’ils voient vraiment qui il est », plaide un ami qui voudrait que les Français voient un Macron « sympa, empathique, et pas un monarque républicain arrogant ». 

Un soutien fervent lui recommande de privilégier aux grands meetings – même s’il y en aura aussi – le « face aux Français », dans des petits gymnases, des salles communales, devant quelques centaines de personnes tout au plus. Cette idée reçoit un écho plus que favorable dans le tout premier cercle.


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