Écrit par sur 8 décembre 2021

Les coups du chef de l’Etat, Kais Saied, s’approchent à grands pas. Plus beaucoup de temps pour ses adversaires qui tentent de sauver les meubles, car manifestement après ce 17 décembre ce sera un peu tard. Les sourires de circonstance du leader de Ennahdha ne dupent personne, il y a le feu au lac pour les islamistes, Qalb Tounes, le Conseil du supérieur de la magistrature (CSM), etc. La preuve que la panique gagne ces Messieurs/Dames : la dernière sortie du dirigeant d’Ennahdha et ancien chef de gouvernement Ali Laârayedh…

Il en a beaucoup dit, reste à espérer, pour lui, que ce ne sera pas comme les “vérités” sur ces partis qui entretiendraient des liens étroits avec Ennahdha, des affirmations aussitôt démenties par une des formations concernées…

Laârayedh s’en est d’abord pris, ce 8 décembre sur une radio privée, à la décision de Kais Saied de changer la date de la célébration de la Révolution, un non-sens absolu selon Laârayedh. «Affirmer que le 14 janvier était un coup porté à la Révolution est une falsification de l’histoire», a-t-il indiqué.

«Nous ne dirigeons plus le pays depuis 2013. Plusieurs gouvernements ont défilé depuis. En 2014, Nidaa Tounes avait occupé les trois présidences», une manière de dire qu’il ne faut pas mettre tous les maux de la Tunisie depuis 10 ans sur le dos des islamistes.

Laârayedh est d’avis qu’il revient aux électeurs, et à eux seuls, de juger le bilan des partis, et cela doit se faire dans des élections en bonne et due forme, pas selon les désidératas et agendas politiques du président de la République, selon le responsable nahdhaoui…

Puis vint l’attaque frontale sur la capacité de mobilisation de Kais Saied : à peine quelques centaines de citoyens ont pris part aux manifestations de la journée du 25 juillet 2021. Après le coup porté par le chef de l’Etat, seuls quelques milliers de personnes sont sortis dans les rues le soir pour manifester leur adhésion, toujours d’après Laârayedh….

Les manifestants du 25 juillet au soir «ont pensé que ce tournant allait solutionner la crise politique. Mais 4 mois après rien n’a bougé. Beaucoup de gens commencent à comprendre leur erreur de jugement et prennent conscience du danger et de l’isolement qui guettent la Tunisie“, a ajouté le dirigeant d’Ennahdha.

A propos des accusations sur l’implication de son mouvement dans le départ massif de jeunes vers les zones de conflits, Laârayedh met au défi quiconque d’étayer cela par des preuves tangibles. Idem pour les actes terroristes. «Nous sommes victimes du terrorisme. On nous a collé cela à tort pour des visées électoraliste (…). Certains acteurs tentent de maquiller la réalité. A chaque fois que la justice essayait de traiter dans le fond les affaires des martyrs Belaïd et Brahmi, le comité de défense entravait le processus (…). Les accusations lancées à Ennahdha ont pour but de liquider un adversaire politique», a-t-il martelé.

Au sujet des contrats de lobbying, même ligne de défense : c’est à la justice de trancher. «Toute personne ou association détenant des éléments de preuve est libre de les porter à la connaissance de la justice…», selon Laârayedh.


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