Sihem Ayadi se confie et promet des révélations

L’ancienne ministre de la Jeunesse, du Sport et de l’Intégration professionnelle par intérim, Sihem Ayadi, a publié ce mercredi 15 septembre 2021, un second post sur les réseaux sociaux, consécutif à son limogeage annoncé le 13 septembre.

Dans ce long post, l’ancienne ministre rappelle qu’elle continuera à servir son pays et exprime le regret de ne pas avoir pu mener à terme les réformes qu’elle a engagées dans le secteur et affirme qu’elle a eu de la résistance de la part de parties qui ont gaspillé les deniers publics et les ont instrumentalisés promettant de divulguer leurs noms.

Sihem Ayadi, s’adresse aussi dans ce post à son père, ancien combattant, à qui elle rend hommage et explique que son patriotisme sans faille lui a été inculqué par cet homme qui a pris les armes contre l’occupant français, qui est mort des séquelles de son militantisme et qui n’a jamais demandé à être dédommagé pour avoir défendu son pays.

Dans un message qu’elle lui adresse directement, l’ancienne ministre relate les travers de l’institution qu’elle a dirigée et parle de corruption, d’administration laxiste, d’entraves et de diabolisation de toute tentative de réforme, de l’absence et du dénigrement de toute forme de spontanéité.

 

« Je vais partager avec toi quelques faits, comme nous avions l’habitude de faire, je te raconterai comment la corruption ronge certaines structures sportives qui revendiquent l’honneur et l’intégrité et qui créent des problèmes imaginaires pour cacher leur corruption, ce que nous avons fait et ce que je ferai même après avoir quitté les murs du ministère. Comment des milliards sont dépensés sans résultats et sans contrôle, et comment les épées sont brandies et les boutons actionnés pour contrer toute volonté de réforme. Comment les vrais héros son marginalisés et comment on crée des héros simplement parce qu’ils sont issus de certaines familles qui ont monopolisé l’une des disciplines. Où vivent les athlètes d’élite et ce qu’on a fait dans ce dossier. Comment des milliers de diplômés des instituts supérieurs sportifs ont-ils été entravés, comment j’ai travaillé sur ce que j’ai suggéré sans trouver aucune réponse. Pourquoi ils ont exclu les zones marginalisées de leurs programmes. La fusion du ministère de la Jeunesse et des Sports avec d’autres secteurs tels que la formation et l’emploi peut-elle être considérée comme une bonne option ? … Certainement pas ! » a écrit Sihem Ayadi.

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