En visio avec des collégiens, Macron pense qu’il ne devrait pas y avoir de «nouveau confinement d’ici la fin de l’année scolaire»

Emmanuel Macron s’est invité à un cours d’histoire en échangeant mardi après-midi avec des élèves en visioconférence.

Emmanuel Macron s’est invité à un cours d’histoire en échangeant mardi après-midi avec des collégiens en visioconférence, à qui il a assuré qu’il ne devrait pas y avoir «de nouveau confinement d’ici la fin de l’année scolaire». «Je voulais vous remercier de vous adapter à la situation actuelle, je sais que ce n’est pas évident», a déclaré le chef de l’État au début de son échange avec 18 élèves d’une classe de 3ème du collège Itard à Oraison (Alpes-de-Haute-Provence).

«Je tiens beaucoup à ce que l’école reste ouverte au maximum»Emmanuel Macron

 

Au premier jour de la généralisation de l’enseignement à distance après la fermeture des écoles à cause du Covid-19, il est intervenu durant un cours d’histoire-géographie consacré au général de Gaulle pendant la Seconde guerre mondiale. Au début, les élèves n’ont pas voulu activer leur caméra, restant en écran noir, à l’exception de deux d’entre eux. À la question d’un collégien lui demandant s’il y aurait «un autre confinement avant la fin de l’année?», Emmanuel Macron a répondu: «on va tout faire pour éviter ça. Je dis souvent que le maître du temps c’est le virus, mais je tiens beaucoup à ce que l’école reste ouverte au maximum».

À l’issue des semaines de fermeture des écoles, «on pense qu’on aura bien freiné le virus un peu partout et on aura accéléré la vaccination. Cela nous permettra d’être dans une situation plus confortable» et de «prendre le virus en tenaille entre les mesures de freinage et la vaccination». «Et donc je pense que, jusqu’à la fin de l’année scolaire, il ne devrait pas y avoir un nouveau confinement».

Interrogé par Le Parisien à la suite du cours, Emmanuel Macron a assuré qu’il était «essentiel» que la reprise des cours en présentiel pour les maternelles et les primaires se fasse le 26 avril. «Pour les collèges et les lycées la semaine d’après, a-t-il ajouté. Je n’ai pas conditionné la réouverture des maternelles et des écoles, puis des collèges et des lycées, à des indicateurs sanitaires. Pourquoi? Parce que ces trois semaines d’absence physique de cours sont déjà un effort important». Le chef de l’Etat s’est justifié en soulignant le rôle important des écoles, «un lieu où l’avenir de notre pays se jouer».

Le brevet annulé?

«Est-ce que le brevet sera annulé?», lui a demandé un élève. «Non, on y tient tous. L’année dernière, il n’avait pas été annulé non plus», a-t-il répondu. Le chef de l’État a remercié «les enseignants, les élèves et leur famille» car l’enseignement à distance «est un travail d’adaptation». «Ce matin, il y a eu quelques difficultés: des incidents ont eu lieu, peut-être des actes de malveillance», a-t-il ajouté, en faisant référence aux bugs liés à la forte affluence d’élèves connectés en même temps et à d’éventuelles attaques informatiques.

Il s’est connecté par le biais de la plateforme «Ma classe à la maison», mise en place par le Centre national d’enseignement à distance (Cned). L’enseignement à distance a été généralisé pour cette semaine depuis la fermeture des établissements scolaires, vendredi soir, et jusqu’aux vacances de printemps unifiées à partir du 12 avril. La rentrée est fixée au 26 avril en présentiel dans les écoles, et en distanciel une semaine supplémentaire dans les collèges et lycées.

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