Covax: L’OMS demande aux laboratoires de respecter leurs engagements

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé jeudi, aux laboratoires pharmaceutiques AstraZeneca et Pfizer de respecter les engagements pris dans le cadre du dispositif international Covax de distribution de vaccins anti-Covid.

« Avec l’homologation au titre de la procédure pour les situations d’urgence de deux versions du vaccin d’AstraZeneca, Covax est prêt à déployer les vaccins et attend que plusieurs fabricants respectent leurs engagements », a déclaré le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse, sans en dire plus.

L’agence onusienne a donné son homologation d’urgence, le 31 décembre, au vaccin du duo Pfizer/BioNTech, et le 15 février, à ceux produits par AstraZeneca en Inde par le Serum Institute of India (SII) et en Corée du Sud.

Les vaccins d’AstraZeneca représentent l’immense majorité des 337,2 millions de doses de vaccins que le dispositif Covax, piloté par l’OMS, l’Alliance du vaccin (Gavi) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi), entend distribuer au premier semestre de cette année.

Le système Covax vise à fournir cette année des vaccins anti-Covid à 20% de la population de près de 200 pays et territoires participants, mais il comporte surtout un mécanisme de financement qui permet à 92 économies à faible et moyen revenu d’avoir accès aux précieuses doses.

Initialement, l’OMS et Gavi estimaient pouvoir débuter la distribution de vaccins aux pays défavorisés, qui ont rejoint Covax, en janvier ou février, mais ce délai n’a cessé d’être repoussé.

Mardi, les deux organisations ont annoncé prévoir que « l’essentiel de la première série de livraisons aura lieu en mars et que les premières expéditions interviendront fin février » pour les pays qui remplissent déjà les critères.

Pour que les doses soient livrées pendant ce premier cycle d’attribution, plusieurs conditions essentielles doivent en effet être remplies.

Les pays et territoires participant doivent notamment avoir signé « un accord d’indemnisation avec les fabricants » afin de recevoir des doses par l’intermédiaire du mécanisme Covax.

Ils doivent également avoir donné une autorisation réglementaire nationale pour les vaccins en question. Les pays, en particulier ceux qui n’ont pas les moyens de déterminer eux-mêmes l’efficacité et l’innocuité d’un médicament, peuvent émettre une autorisation spéciale d’utilisation sur la base de l’homologation d’urgence délivrée par l’OMS.

Les 92 pays et territoires pouvant bénéficier du mécanisme de financement doivent en outre avoir soumis des plans nationaux de déploiement et de vaccination, qui ont été examinés et validés par le mécanisme Covax.

L’OMS a par ailleurs lancé jeudi son plan annuel stratégique de préparation et de riposte au Covid-19, pour lequel l’organisation aura besoin de 1,96 milliard de dollars (1,62 milliard d’euros), dont 1,2 milliard destiné au mécanisme de soutien pour faciliter l’accès de tous aux vaccins et traitements (Accélérateur ACT).

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