Adoptée par l’Assemblée Nationale, la loi sur la Sécurité Globale menace la liberté d’expression

Les inquiétudes sont vives au sujet du projet de loi sur la Sécurité Globale en France. Le texte, jugé liberticide par plusieurs Français et par des Organisations non Gouvernementales (ONG) actives dans les Droits de l’Homme, a été adopté, en première lecture, par l’Assemblée Nationale dans la soirée du vendredi 20 novembre 2020.

Le lendemain, le samedi 21 novembre 2020, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs régions de France. Elles ont été organisées suite aux nombreux appels lancés par des syndicats de journalistes. L’objectif est d’amener les autorités à retrier le texte qui, selon les manifestants, porte atteinte à la liberté d’expression et à l’État de Droit.

C’est surtout l’article 24 du projet de loi sur la Sécurité Globale qui suscite la controverse. En effet, il prévoit des sanctions contre « la diffusion malveillante de l’image des forces de l’ordre ». Les contrevenants pourraient écoper d’un an de prison et d’une amende de 45 000 euros, et ce à cause de la diffusion de l’identité d’un policier donné lors d’une intervention.

La loi prévoit aussi la possibilité du déploiement de drones et de caméras de surveillance en vue de reconnaître les visages des citoyens.

Face à cette controverse, la majorité à l’Assemblée Nationale tente de tant bien que mal de calmer le jeu. D’ailleurs, Sylvain Maillard, député de la République En Marche (LREM), qui s’est exprimé sur le sujet pour nos confrères du Figaro : »Le texte n’est pas bien compris. Évidemment que l’on pourra continuer à filmer n’importe qui et bien sûr les forces de l’ordre », a-t-il déclaré.

Dans tous les cas, pas sûr que ces propos puissent rassurer les détracteurs du texte. Ils craignent, en effet, des bavures contre la liberté d’expression.

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