Économie : le textile relativement épargné par la chute vertigineuse du PIB de la Tunisie

Les chiffres de l’INS (Institut National des Statistiques) sont sans appels : au troisième trimestre de 2020, l’économie tunisienne s’est contractée de 6% par rapport à la même période en 2019.

Toutefois, une progression a été constatée par rapport au deuxième trimestre de 2020 : +19,8% Dans tous les cas, l’économie demeure lourdement impactée par la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus (SARS-CoV-2 ou COVID-19).

Dans ce même contexte, l’INS a indiqué que la baisse du PIB était de l’ordre de 10% durant les 9 premiers mois de l’année comparées aux données enregistrées durant la même période un an plus tôt.

Il faut rappeler que l’INS a effectué une révision du taux de croissance du deuxième trimestre de 2020 en glissement annuel, et ce de 0,1 point de pourcentage. Ainsi, on obtient une contraction de 21,7% contre 21,6%.

Le textile et l’agriculture tirent leur épingle du jeu

Qu’en est-il des apports des différents secteurs d’activités ? En fait, crise sanitaire oblige, c’est une tendance baissière qui domine. Ainsi, en glissement annuel, l’activité de l’industrie manufacturière a baissé de 3,2%, et ce à cause de la baisse de la production des industries chimiques (-11,7%).

On compte une baisse de 7,1% pour les industries mécaniques et électroniques et de 1,5% pour l’industrie des matériaux de construction. Seul le secteur du textile et de l’habillement a tiré son épingle du jeu, et ce pour la première fois depuis plusieurs mois. En effet, la richesse créée a progressé de 0,3%. Une légère hausse engendrée, sans doute, par le recours massifs aux textiliens pour la fabrication des masques de protection des équipements médicaux en tissus.

L’agro-alimentaire, aussi, s’est distingué avec une hausse de 0,5% dans sa valeur ajoutée. D’autre part, l’INS indique que la richesse créée par les industries manufacturières a baissé de 6,8% en 2020, et ce à cause de la diminution de la production du secteur de l’extraction du pétrole et du gaz naturel (-12,4%), des mines (-5,8%) et du bâtiment (-42,5%).

On apprend, d’autre part, que la richesse créée par les services marchands a aussi baissé : -11,8% en glissement annuel. On note, d’un autre côté, une hausse de 3,6% pour l’agriculture et la pêche.

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