Accord d’El Kamour : Hichem Mechichi répond aux critiques

La conférence de presse de ce lundi 9 novembre 2020 a été l’occasion pour Hichem Mechichi, Chef du gouvernement tunisien, de revenir sur les accords d’El Kamour (Tataouine). Mechichi est aussi revenu sur la situation sanitaire et les mesures qui seront prises dès le mardi 10 novembre 2020. Pour en savoir plus, suivez le lien en bas de l’article.

Sur les accords d’El Kamour, le Chef du gouvernement semble avoir voulu répondre aux critiques qui lui ont été adressées. En effet, les observateurs considèrent que le prestige de l’État a été piétiné et que le gouvernement a cédé aux sitinneurs. « Certains s’attendaient à ce que nous entrions en conflit avec les habitants de Tataouine. Or, ce n’est pas ce qu’il s’était passé. Nous avons adopté une nouvelle démarche pour résoudre cette crise », a-t-il commencé, rappelant que la délégation gouvernementale qui s’est rendue à Tataouine a été autorisée à prendre les décisions adéquates sans revenir vers le pouvoir central.

Le Chef du gouvernement a rappelé les principales décisions qui ont été prises en faveur de Tataouine, à l’instar du déblocage de 80 millions de dinars. Cette enveloppe sera consacrée au lancement des projets par les habitants de la région. D’un autre côté, il ne s’agissait pas de créer des emplois juste pour assurer un recrutement. Le Chef du gouvernement a expliqué que l’objectif était plutôt de créer des emplois durables. Dans cette optique, certains mécanismes ont été mis en place, notamment en faveur des entreprises pour leur permettre, à titre d’exemple, de décrocher des transactions.

Développement régional : la prochaine étape

Cette démarche, poursuit le Chef du gouvernement tunisien, sera adoptée pour tous les autres gouvernorats, notamment les moins avancés en termes de développement, à l’instar de Gafsa. D’ailleurs, pour ce dernier gouvernorat, un Conseil des Ministres sera organisé le 24 novembre 2020. Concernant le gouvernorat de Kébili, les décisions du dernier Conseil des Ministres consacré à la région seront appliquées.

Il existe d’autres gouvernorats peu avancés en termes de développement selon Mechichi : Jendouba, Kasserine ou encore Sidi Bouzid. « Une équipe de travail a déjà été constituée. Elle va travailler avec les gouverneurs et les représentants de la société civile pour traiter les questions de développement. Le tout selon une démarche collective. C’est cela notre définition du prestige de l’État : un État qui respecte ses engagements et qui respecte ses citoyens. C’est un nouveau départ dans le travail sur le développement », a-t-il conclu.

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