Un professeur d’histoire décapité près de Paris, le suspect abattu par la police

Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête après qu’un homme a été décapité, vendredi, à Conflans-Saint-Honorine, près de Paris. Son agresseur présumé a été abattu par la police dans la ville voisine d’Eragny. Le parquet antiterroriste a été saisi.

En fin d’après-midi, vendredi 16 octobre, un homme a été décapité à Conflans-Saint-Honorine (Yvelines) et son agresseur présumé est mort sous les balles tirées par la police dans la ville voisine d’Éragny (Val-d’Oise), a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’affaire : l’enquête a été ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle », a indiqué le parquet.

Les faits se sont déroulés vers 17 h, près d’un établissement scolaire, a-t-on ajouté par ailleurs de source policière.

La victime était un professeur d’histoire ayant montré les caricatures de Mahomet en classe, indique la même source.

Emmanuel Macron doit se rendre vendredi soir à la cellule de crise mise en place au ministère de l’Intérieur après l’attaque, a indiqué l’Élysée.

Retour de Gérald Darmanin 

Les policiers de la Bac Conflans-Saint-Honorine ont été appelés pour un individu suspect rôdant autour d’un établissement scolaire, selon cette source.

Sur place, les policiers ont découvert la victime et 200 mètres plus loin, à Eragny, ils ont tenté d’interpeller un homme armé d’une arme blanche qui les menaçait et ont fait feu sur lui.

Un périmètre de sécurité a été installé et le service de déminage appelé, en raison d’une suspicion de gilet explosif.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, en déplacement au Maroc, a décidé de rentrer immédiatement à Paris. Depuis Rabat, il s’est entretenu avec le Premier ministre, Jean Castex, et le président Emmanuel Macron, a-t-on précisé dans son entourage.

L’Assemblée nationale sous le choc

Dans une ambiance empreinte d’émotion, les députés se sont levés à l’Assemblée nationale pour « saluer la mémoire » de l’enseignant et dénoncer un « abominable attentat ».

Très affecté, le président de séance Hugues Renson (LREM) a pris la parole juste avant l’interruption des débats à 20 h. « Nous avons appris avec effroi l’abominable attentat qui s’est produit. Au nom de la représentation nationale, en notre nom à tous, je tiens à saluer la mémoire de la victime », a-t-il souligné.

Réactions politiques

Les responsables politiques ont tous vivement réagi. Éric Ciotti, député LR : « Face à l’islamisme, il faut cesser de reculer, nous sommes en guerre ! Finissons-en avec les mots, finissons-en avec la demi mesure, finissons-en avec la lâcheté ! Pour vaincre, il faut agir ! »

Sur son compte Twitter, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise a dit : « Ignoble crime à Conflans ! En fait l’assassin se prend pour le dieu dont il se réclame. Il salit sa religion. Et il nous inflige à tous l’enfer de devoir vivre avec les meurtriers de son espèce. »

Boris Vallaud, député PS, a également réagi. « Effroyable. Immense émotion et révolte face à cet acte barbare terroriste. L’école, ses enseignants, leur liberté pédagogique, notre liberté d’expression sont au cœur de notre République. Mes pensées à la famille et proches. Nous ne lâcherons rien : Liberté-Égalité-Fraternité. »

Marine Le Pen écrit sur son compte Twitter: « Un professeur décapité pour avoir présenté les caricatures de Charlie Hebdo : nous en sommes, en France, à ce niveau de barbarie insoutenable. L’islamisme nous mène une guerre : c’est par la force que nous devons le chasser de notre pays. »

Avec AFP

 

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